Indicateurs par secteurs

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Attentisme dans l'artisanat sur le fond de réforme fiscale.

L’artisanat compte 12 152 entreprises inscrites au répertoire des métiers de la CMA de Grenoble au 31 décembre 2011, en baisse de 1,6 % en glissement annuel. Le bâtiment est le secteur ayant le poids le plus important dans le tissu économique local (42,1 % des entreprises artisanales), suivi du transport, de la réparation et des services (29,7 %). On dénombre également 1 986 entreprises artisanales nouvelles créées en 2011, soit une augmentation de 37,8 % par rapport à 2010. Le nombre des créations d’entreprises artisanales s’accroît dans tous les secteurs d’activité (source : CMAI). Ces résultats doivent toutefois être relativisés compte tenu de l’obligation faite aux auto-entrepreneurs de s’inscrire au répertoire des métiers à compter du 1er avril 2010.

Sur le premier semestre 2011, la situation économique des entreprises artisanales s’est stabilisée, voire améliorée dans certaines branches, avant de connaître un ralentissement au début du second semestre. La trésorerie, mise à mal au plus fort de la crise, demeure l’une des préoccupations majeures pour les artisans et peine encore à se reconstituer (source : CRMA et UPA Rhône-Alpes). L’année 2012 demandera une vigilance accrue de la part des entreprises artisanales qui devront faire face, entre autres, au recentrage du PTZ+ (prêt à taux zéro) et de l’éco-PTZ, à l’augmentation du taux réduit de TVA de 5,5 % à 7 %, ainsi qu’à la réduction du crédit impôt développement durable.


L'activité commerciale progresse en région grenobloise.

La tendance de l’activité dans le commerce traditionnel est restée positive en 2011 en région grenobloise. Après un premier semestre favorable, le second semestre a montré des signes de ralentissement. Les chiffres d’affaires du commerce de proximité ont progressé de 0,7 % par rapport à 2010 (+ 1,6 % en Rhône-Alpes). Ces résultats s’inscrivent dans un contexte global de hausse des prix de 1,9 % sur onze mois et de baisse de la consommation des ménages de 1,8 % (source : INSEE). Les commerçants soulignent par ailleurs la volatilité des consommateurs, sollicités aujourd’hui au travers de multiples canaux de distribution (ventes par internet, soldes flottants, ventes privées).

Le chiffre d’affaires cumulé du commerce en ligne a déjà atteint plus de 26,8 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année 2011 (contre 31 milliards sur l’ensemble de l’année 2010). Selon les derniers éléments connus, les prévisions de ventes pour Noël avoisineraient les 7,4 milliards d’euros en France (source : Fevad).
 
 

Reprise de la construction en Isère.

 Après s’être stabilisées l’an dernier, les mises en chantier de logements s’inscrivent en forte hausse. En novembre 2011, la construction de logements neufs augmente sensiblement en Isère de 58,8 % sur un an, soit un cumul annuel de 8 376 logements. Avec une croissance supérieure de 21,2 points à celle du niveau régional, le département se situe parmi les plus dynamiques de Rhône-Alpes. Les mises en chantier de logements en collectif ont connu l’évolution la plus marquée, portées par la fin programmée du dispositif Scellier en 2013.

En ce qui concerne les locaux à usage autre qu’habitation, les mises en chantier ont également nettement progressé cette année suite au trou d’air de 2010. Les surfaces des locaux commencés doublent en novembre 2011 sur un an, affichant ainsi une croissance de 108 %, soit 579 664 m² en données cumulées sur douze mois. Les locaux destinés à l’enseignement ou la recherche et à des services de santé ont particulièrement fait l’objet de mises en chantier sur la période.
 
 

Des saisons touristiques été/hivers contrastées.

Comparativement à la saison estivale 2010, l’Isère se maintient en termes de fréquentation, sans pour autant atteindre le niveau record de 2004. Ainsi, le taux d’occupation au cours de l’été 2011 s’établit à 40 % et représente environ 2,8 millions de nuitées marchandes. L’Office de tourisme de Grenoble a accueilli entre les mois de mai et d’août quelque 35 000 visiteurs, témoignant de ce fait de la bonne santé du tourisme urbain. A ce titre, en juillet, les sites couverts connaissent un franc succès, en raison d’une météo capricieuse, à l’image des musées du département qui enregistrent une hausse de fréquentation de 6 %. 

Le bilan des vacances de Noël apparaît en revanche plus mitigé. Selon les professionnels du tourisme isérois, le retard des réservations enregistré à la veille des vacances de fin d’année n’a été qu’en partie compensé par la hausse des ventes de dernière minute. Au global, le taux de remplissage moyen des hébergements marchands est de 51 %, en baisse de 8 % par rapport à l’hiver 2010. La suite de la saison 2012 s’annonce toutefois plus optimiste. La première semaine de janvier bénéficie d’ores et déjà des vacances scolaires de nombreux pays étrangers (Belgique, Italie, Allemagne, Pays-Bas, Suède et Croatie) et les taux de remplissage sont souvent supérieurs à ceux de la semaine du Nouvel An. Pour les vacances de février, les réservations semblent bien orientées par rapport à ce qui est habituellement observé à la même date (source : Observatoire Isère Tourisme).

 

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