
Dans un contexte paradoxal et très disparate, composé d’une part de structures fragilisées et d’autre part de chiffres conjoncturels positifs, les entreprises de BTP auront pour objectif en 2012 de ne pas s’appauvrir et de tenter de conserver leurs compétences internes.
Certains secteurs ont connu de fortes tensions sur les délais, notamment les entreprises impactées par des fournitures de composants nippons et sur les prix du fait du durcissement de l’environnement concurrentiel.
L’activité des industries technologiques, si elle a manifesté un bon dynamisme au moment où débutait la crise financière européenne, après avoir montré des signes de résistance, s’est progressivement détériorée au second semestre 2011. Les commandes marquent le pas, des premières contractions d’activité fin 2011 vont nécessiter de mettre en place dans certaines entreprises du chômage partiel.
Les entreprises du secteur aéronautique ont bénéficié d’un très bon niveau d’activité. Dans les biens d’équipements électriques, la production est soutenue tandis que celle des biens et composants électroniques et informatiques recule.
La production des industries métallurgiques de base est demeurée stable. Les industries mécaniques ont connu un retard de croissance, puis ont pu afficher un bon niveau de relance qui reste fragile.
L’année 2011 a aussi été marquée par une mobilisation pour une politique industrielle réaffirmée, vecteur prioritaire pour un développement économique fort. Cette relance sert à développer tout type d’actions d’innovation et de compétitivité sans oublier la plus prioritaire : la promotion des filières scientifique et technique, et l’attractivité des industries technologiques pour assurer la relève et le renfort de compétences au sein des industries.
La dégradation économique constatée au second semestre 2011 a repoussé les projets d’investissements et d’embauches, laissant de nombreuses entreprises dans l’expectative, alors que leur marge de manoeuvre financière est aujourd’hui très limitée.




