Le phénomène des auto-entrepreneurs fait couler beaucoup d’encre : eldorado de la création d’entreprise pour certains, simple création d’activité ou complément d’emploi pour d’autres. Il apparaît toutefois, étant donné l’engouement suscité par ce nouveau statut, que cette forme d’entrepreneuriat répond à un besoin : libéralisation de l’esprit d’entreprise, test de certains marchés, simplification des formalités d’accès à la création d’entreprise, légalisation de certaines pratiques…
Selon l’Insee, sur les 7 premiers mois de l’année 2009, l’Isère a enregistré
6 060 créations d’entreprises dont plus de la moitié (51 %) sont des auto-entrepreneurs. Sur ces 3 000 auto-entrepreneurs isérois, environ 300 se sont inscrits par le biais de la plate-forme CFE.net de la CCI de Grenoble (soit 1 auto-entrepreneur isérois sur 10). En revanche, on ne connaît pas encore les volumes d’activité et de chiffres d’affaires générés par ces entreprises (ni combien ont été réellement actives sur la période). Au plan local, parmi les auto- entrepreneurs, on constate une prédominance des activités de commerce non sédentaire sur les marchés ou ventes par Internet.
Dans l’artisanat, les immatriculations sont en baisse de 31 % en cumul sur les 6 premiers mois de l’année 2009 avec 600 immatriculations en 2009, contre 879 à la même époque l’an dernier. Le secteur du bâtiment enregistre une chute de plus de 40 % des immatriculations. A noter que la création d’activités sous le statut d’auto-entrepreneur (non comptabilisée ici) explique probablement une partie de cette évolution.
(Source : Répertoire des métiers)
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