Jean-Yves Aubert,
secrétaire général de la Confédération des artisans
et des petites entreprises du bâtiment de l’Isère (CAPEB 38) |
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Bilan 1er semestre 2009 : avec une chute de l’activité de 9 % sur le marché du neuf et un recul de 2,5 % sur celui de l’entretien-amélioration, le chiffre d’affaires des artisans du bâtiment baisse de 5 % en volume au second trimestre 2009. Bien que durement affectés, les artisans s’en sortent pourtant mieux que les entreprises de plus de 20 salariés qui voient leur volume d’affaires se contracter de 10 %.
La hausse ininterrompue du chômage met à mal la confiance et la consommation des ménages. La détérioration des perspectives économiques oblige les entreprises à reporter leurs investissements à plus tard. Dans ces conditions, la construction neuve, déjà en difficulté depuis plusieurs trimestres, ne peut que marquer un nouveau repli. L’entretien-amélioration pâtit lui aussi, mais dans une moindre mesure, de cet environnement conjoncturel extrêmement défavorable. Signe de l’ampleur des difficultés rencontrées par les entreprises, les prix de certains travaux d’entretien-amélioration (maçonnerie, électricité, plâtrerie et menuiserie métallique serrurerie) enregistrent leur première baisse depuis la création de l’indice des prix des travaux d’entretien-amélioration en 1999, et ce alors même que les coûts continuent d’augmenter. Conséquence directe, les difficultés de trésorerie s’accentuent, et c’est près d’un tiers des entreprises qui déclare une dégradation de leur bas de bilan au second trimestre 2009. L’emploi n’est bien évidemment pas épargné par la crise : pour la première fois depuis 1998, l’emploi salarié du secteur de la construction recule (- 0,7 % au 1er trimestre 2009 par rapport au même trimestre de l’année précédente). Quant à l’emploi intérimaire, il compte 25 % d’effectifs en moins qu’un an auparavant.
Perspectives 2010 : face à cette conjoncture particulièrement dégradée, les espoirs reposent en grande partie sur le Grenelle de l’environnement et le Plan de relance.
Prorogation du crédit d’impôt en faveur du développement durable jusqu’en 2012 et mise en place de l’éco-prêt à taux zéro sont deux des mesures importantes prises pour le bâtiment dans le cadre du Grenelle. Quant au Plan de relance, il prévoit notamment une enveloppe de 620 millions d’euros pour la rénovation du patrimoine culturel et de l’immobilier de la justice et de la défense (rénovation de 163 établissements pénitentiaires, travaux de rénovation et d’accessibilité dans 40 tribunaux, restauration de 120 grands monuments…) et 200 millions d’euros supplémentaires pour la lutte contre la précarité énergétique, l’habitat indigne ou très dégradé. A l’heure actuelle, les réservoirs de croissance se situent essentiellement du côté de l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments
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