Thierry Uring,
délégué général de l’Union des industries métallurgiques, électriques et connexes de l’Isère (Udimec) |
 |
Activité : 80 % des entreprises ont connu des chutes d’activité significatives
(≥ - 20 %) au 1er semestre 2009.
Si les secteurs comme l’industrie automobile et poids lourds, les industries métallurgiques de base (notamment pour le bâtiment) ont été les plus touchées, les industries mécaniques, les industries électriques et électroniques ont aussi subi fortement la crise ; seules les industries ferroviaires et de l’énergie ont été peu impactées.
En fin de 1er semestre, un nombre important d’entreprises a connu un rebond d’activité pour la reconstitution de stocks. Cette crise a entraîné, pour beaucoup, une dégradation de trésorerie et de fortes chutes des investissements, compte tenu de la faible utilisation des capacités de production et des modestes perspectives de croissance à court terme.
Pour l’ensemble des entreprises, c’est le manque de visibilité qui caractérise cette crise et qui nécessite une stratégie d’organisation réactive aux opportunités.
Social : 30 % des entreprises ont mis en place des mesures de chômage partiel après avoir eu à réduire les missions d’intérim. 15 % des entreprises envisagent des PSE (plans de sauvegarde de l’emploi).
Face à cette situation difficile, l’UDIMEC mobilise les dispositifs de prêt de main-d’œuvre et de formation pour préparer chaque entreprise à aborder la reprise économique dans les meilleures conditions en mettant à profit les périodes de sous-activité pour développer les compétences et les qualifications des salariés.
|