Bilan 1er semestre 2009 : le 2e trimestre a été plus favorable que le premier. Néanmoins le redressement est fragile, largement soutenu par des mesures publiques et limité à quelques secteurs.
Là où des plans de relance ont été mis en place, des projets émergent à nouveau (immobilier, automobile).
En tout état de cause, la dégradation économique semble se ralentir et des signes de redressement localisés existent.
Perspectives 2010 : plutôt stables même s’il apparaît difficile de parler de sortie de crise ou même de relance.
Les secteurs les plus touchés aujourd’hui ne sont pas les mêmes forcément qu’il y a 6 mois. Dans certains secteurs, le maintien des dispositifs publics sera déterminant. La consolidation des fonds propres de certaines entreprises sera aussi un point important à régler, tandis que la situation des trésoreries est un point de fragilité pour cette fin d’année.
La crise est profonde mais il semble, dans beaucoup de structures, qu’on ait touché le fond. Un aspect déterminant concernera les particuliers et leur capacité à demeurer solvables et à consommer.
Activité, investissement : du côté des carnets de commandes, la visibilité des entreprises demeure faible, bien que meilleure qu’il y a 6 mois ; de ce fait, les investissements sont peu nombreux mais mieux raisonnés.
Emploi : concernant l’emploi, rares sont les secteurs qui prévoient de réaliser des embauches (sans parler de hausse d’effectifs). En revanche, les PSE sont nombreux (plans de sauvegarde de l’emploi).
Situation financière : nombre d’entreprises ont optimisé leur trésorerie en raison de la baisse du chiffre d’affaires et des effets de la loi LME. Les situations difficiles de trésorerie sont assez peu nombreuses ; nous relevons globalement une assez bonne gestion de la trésorerie par les entrepreneurs, meilleure que dans les crises passées. Mais les réserves accumulées s’amenuisent.
Conclusion : les banques n’ont pas l’impression d’avoir fermé le robinet du crédit : d’ailleurs les crédits continuent à augmenter plus vite que les encours d’épargne et la croissance des crédits est plus rapide en France que dans la moyenne des autres pays européens.
En revanche, les conséquences de la crise qui dégradent la rentabilité ou la structure financière de nombre d’entreprises, allant même parfois jusqu’à entraîner des défaillances de remboursement de crédit, nécessitent une attention plus minutieuse des demandes. Les garanties sont nécessaires pour sécuriser le remboursement du crédit auprès de l’établissement de crédit et sont exigées notamment dans les situations les plus incertaines et/ou les crédits les plus longs. Plus que jamais, la qualité des projets à financer et la qualité des dirigeants priment et, à ce titre, les PME peuvent en tirer avantage sur de plus grosses structures moins lisibles. Globalement, les taux de crédit ont beaucoup baissé depuis 1 an et sont souvent revenus autour de 4 % (voire moins) dans le domaine des entreprises comme de l’immobilier.
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