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L’impact de STMicroelectronics sur l’emploi et le pôle économique Grenoble-Isère

le 4 juillet 2012

ccig_Economie locale

Vous pouvez télécharger la synthèse ci-dessous ainsi que la présentation powerpoint et le rapport complet en bas de page.

La Chambre de commerce et d’industrie de Grenoble au cœur des grands projets du territoire


Etre catalyseur du développement économique du territoire fait partie des axes stratégiques et des engagements pris par les élus de la CCI de Grenoble lors de la nouvelle mandature de 2011.

La filière micro et nanoélectronique est l’une des industries phare de la région qui a contribué à développer l’écosystème grenoblois favorisant les relations entre la recherche, l’enseignement et l’industrie.

L’investissement des acteurs publics en faveur de cette filière doit être prochainement remis en perspective. Aussi, la CCI de Grenoble dans son rôle de porteur des grands projets locaux a-t-elle décidé de commanditer et de financer une étude portant sur : «L’impact de STMicroelectronics sur l’emploi et le pôle économique Grenoble-Isère ».

Cette analyse a été réalisée par le cabinet Reverdy Associés à Grenoble qui s’est appuyé sur différentes sources : des services de STMicroelectronics, des entreprises sous traitantes de la région avec lesquelles ont été analysées les relations avec STMicroelectronics pour quantifier les emplois attachés à ces relations, le CEA, les services de l’Etat, la Préfecture, le Conseil Général de l’Isère, l’AEPI et Semi-Europe.


Synthèse du rapport
 

Pourquoi l’industrie est-elle à la base de notre prospérité ?


Les économistes parlent « d’industries motrices », stratégiques pour un pays. L’industrie représente, pour la France, plus de 80 % du total de ses exportations. L’industrie est le principal contributeur à l’équilibre de la balance commerciale française, et joue donc un rôle essentiel dans l’économie en permettant d’accéder à un niveau de vie élevé générant la création de nombreux emplois dans les services aux ménages.

Les produits et applications développés par l’industrie microélectronique
ont été au cœur du développement très rapide des technologies de l’information et de la communication. Ces technologies devraient également être au cœur des grands enjeux du 21e siècle que sont la santé avec le vieillissement de la population mondiale et l’énergie avec la nécessité d’offrir des solutions non dépendantes des ressources fossiles. D’autres applications voient également le jour dans les domaines du véhicule électrique, du textile, de la logistique, de la sécurité, des travaux publics, de la construction, de la distribution…

Si les progrès réalisés dans ces différents domaines ont été aussi considérables en des temps aussi courts, c’est parce que la microélectronique est le secteur industriel qui consacre le plus d’argent à la R&D, soit 17 % de son chiffre d’affaires. C’est plus que l’industrie pharmaceutique et nettement plus que l’industrie en général qui en moyenne est à 5 %.


Grenoble, « silicon valley à la française »


Le développement de l’innovation dans un pays passe par des écosystèmes où coexistent chercheurs et industriels. Quand elle prend, cette « mayonnaise » a une grande valeur économique. En Europe, il n’existe que 2 écosystèmes en microélectronique associant aussi intensément recherche et industrie : Grenoble et Dresde. Il n’en existe pas plus de 6 ou 7 à l’échelle mondiale.

Cette « silicon valley » à la française génère la création de nombreux emplois. Outre les groupes privés les plus connus (STMicroelectronics, Soitec, Sofradir) , on dénombre actuellement environ 120 entreprises dans l’écosystème grenoblois, représentant les principaux services liés aux métiers de la microélectronique, que ce soit à travers les grands équipementiers, les services logiciels ou les spécialistes en salles blanches.

Grenoble comprend également une communauté de chercheurs très importante, avec notamment le CEA-Leti et plusieurs laboratoires du CNRS, de Grenoble INP et de l’Université Joseph Fourier. Le CEA-Leti, l’un des laboratoires les plus en pointe en microélectronique dans le monde, est spécialisé sur une étape aval de la recherche cruciale : le transfert technologique.

Cet écosystème complet renforce encore l’attractivité de la région grenobloise pour les autres acteurs, et permet un développement durable de l’emploi, direct et indirect.


L’impact de STMicroelectronics sur l’économie de la région grenobloise


En tendance longue, peu de sites industriels ont connu une telle croissance en France. Ces vingt dernières années, l’investissement de STMicroelectronics à Crolles se classe au deuxième rang en termes d’emplois industriels créés, derrière Airbus à Toulouse et devant Toyota près de Valenciennes. En quatrième position, on retrouve à nouveau STMicroelectronics avec le site de Rousset (environ 3 000 emplois créés).

STMicroelectronics se classe aujourd’hui au 7e rang mondial de son secteur, ce qui permet à la France d’être présente dans cette industrie stratégique. Sur les 51 000 personnes qui travaillent aujourd’hui pour ST, 11 000 sont basées en France et plus de la moitié de la recherche et développement du groupe est réalisée en France. Les sites de Grenoble et de Crolles emploient directement près de 6000 salariés et font travailler en région, chez les fournisseurs et partenaires, environ 2 250 personnes. En outre, le Cabinet Reverdy estime le nombre d’emplois induits par ces deux sites dans l’économie régionale à presque 9 000.

Au final, le nombre total d’emplois liés à la présence de ST dans la région Rhône-Alpes s’élève à environ 17 000. Ce total atteint 26 000 emplois si l’on prend également en compte les emplois indirects et induits en-dehors de la région.
Le revenu lié à la présence des deux sites ST en région Rhône-Alpes est estimé à 460 millions d’euros par an. A l’heure où la problématique de l’industrie en France et en Europe redevient un sujet central, STMicroelectronics, qui célèbre cette année ses 25 ans d’existence, est la preuve vivante que le volontarisme industriel peut porter ses fruits.


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