Témoignages - Les professionnels par secteurs d'activité

"Vers une stabilité de l’activité"

FNAIM

Vincent Delaunois, président Isère

Bilan 2018 : Comme 2017, 2018 a été une excellente année en transactions.

Perspectives 2019 : Les perspectives de développement dans la profession sont plutôt stables. Au regard de la situation économique
actuelle, nous sommes moyennement confiants. Le climat social tendu qui règne et les différentes mesures concernant l’impôt sur la fortune immobilière, l’impôt sur le revenu et la CSG, ont des conséquences sur les investisseurs en immobilier. On ressent d’ailleurs un ralentissement de l’activité.

Préoccupations : L’impact de la Loi Elan sur la gestion des copropriétés ainsi que l’accompagnement de la transition énergétique figurent parmi les préoccupations pour 2019.
L’encadrement des loyers et les conséquences de la nouvelle circulation dans le centre-ville de Grenoble seront à suivre avec attention en 2019.

Parmi les mesures qui devraient être prises suite au mouvement des "gilets jaunes", revoir le système d’indemnisation du chômage puisque la différence avec les travailleurs au SMIC n’est pas assez significative et n’incite pas au retour à l’emploi.
 


"Investissement des entreprises dynamique en 2018"

Fédération bancaire française

Rodolphe Ferrier, président du Comité Local des Banques de l'Isère

Bilan 2018 : En cette fin d’année, les raisons ne manquent pas pour faire monter d'un cran l'inquiétude des milieux économiques. Fin décembre,
l’indicateur du climat des affaires est redescendu à 102, son plus bas niveau depuis 2016 sur fond de tensions protec!onnistes internationales, de Brexit, de dette italienne et d’économie allemande au point mort. Et il ne fait désormais plus de doute que l’économie européenne est rentrée dans un nouveau cycle de faible croissance alors même, et c’est probablement le plus préoccupant, que la stimulation apportée par la politique monétaire très expansive déployée par la BCE, touche à sa fin. Les prévisions de croissance données par l’INSEE, avant la crise sociale des gilets jaunes, en portent d’ailleurs la marque (0,2 % fin 2018, 0,4 % au premier trimestre 2019 puis 0,3 % au deuxième).

Malgré tout cela, l’investissement des entreprises et la consommation des ménages sur le 2e semestre 2018 ont poursuivi sur leur lancée. Seul l’investissement des ménages a continué de ralentir, pénalisé par le repli des mises en chantier et le plafonnement des ventes de logements anciens.

Au global, l’activité bancaire est restée encore très soutenue avec une progression annuelle de +5,7 % des crédits à l’économie (2 390 milliards d’euros). Comme en 2017, ce rythme de progression s’affiche à plus du double de la progression européenne : 2,8 %, s!mulé par un niveau de taux toujours très bas.

Côté entreprises : Tirés par la dynamique d’inves!ssement des entreprises, les crédits bancaires ont encore significativement progressé en 2018 : 5,7 % l’an (+ 7,4 % pour l’équipement ; + 4,9 % pour les crédits de trésorerie) représentant un encours de 1 004 milliards d’euros auxquels se rajoutent 653 milliards d’euros financés par les marchés (+ 5,5 % sur un an).

Il est important de noter que les prévisions d’investissement sur le 1er semestre 2019 restent pour l’instant bien orientées (+0,6 % par trimestre), toujours soutenues par les dépenses dans les services et la transformation du CICE en réduc!on pérenne de cotisations sociales patronales. La hausse du coût de liquidité pour les banques ne devrait pas encore trop impacter cette dynamique, même si la probabilité d’une hausse progressive des taux courant 2019 semble désormais assez forte.

Côté ménages : Stimulés par des taux toujours très bas (en moyenne 1,51 % pour un taux fixe long terme), les crédits aux particuliers sont en hausse annuelle de + 6,1 % (+ 5,9 % pour les crédits à l’habitat, + 6,6 % pour les prêts à la consommation) avec 1 213 Mds d’euros d’encours.
Fin 2018, 31 % des ménages détenaient un prêt à l’habitat et 27 % un crédit à la consommation.

Ces chiffres restent modérés par rapport à nos voisins européens et contribuent à la grande solidité du système bancaire français qui se bat auprès des instances de régulations européennes pour garder les spécificités qui font sa solidité, à savoir des financements essentiellement à taux fixes (98,7 % de la produc!on), une analyse des projets habitat fondée sur la capacité de remboursement de l’emprunteur (situation financière et solvabilité) et non sur la seule valeur du bien immobilier acquis.

L’application de ces principes de bons sens expliquent aujourd’hui le très faible taux de sinistralité sur nos crédits et les bons résultats des banques françaises lors des stress tests européens.

Préoccupations majeures du secteur bancaire : Comme depuis plusieurs mois maintenant, notre attention se porte sur les évolutions réglementaires qui visent à retreindre notre capacité à financer l’économie. Cela passe par des contraintes de restriction de la taille des bilans bancaires, le renchérissement du coût du capital et des normes comptables plus discriminantes.

Il ne faudrait pas que les inquiétudes nées aux Etats-Unis sur la croissance et l’endettement élevé des entreprises se propagent en France au risque de réduire sans discernement l’accès aux financements des ménages et des entreprises.


 

"Des professionnels confiants pour 2019"  

FNAIM Entreprises :

Guillaume Woutaz, président Isère

Bilan 2018 : Nous avons constaté une augmentation des transactions pour l’ensemble des classes d’actifs (bureaux, locaux industriels, commerces) mais une baisse du volume transacté en matière de dossiers à l’investissement ; pour autant pas d’inquiétude, 2017 ayant été une année exceptionnelle en la matière.

Perspectives 2019 : La demande reste soutenue et les professionnels sont confiants pour 2019. En revanche, nous observons une baisse du stock de locaux disponibles, ce qui peut à terme impacter à la baisse notre domaine d’activité, et par voie de conséquence, notre chiffre d’affaires.

Plan de charge des entreprises : Les carnets de commandes sont bien remplis pour les 4 mois à venir et les acteurs de l’immobilier d’entreprise (transactions et commercialisation) recensent nombre de demandes qualifiées, émanant d’entreprises en recherche de locaux. Attention toutefois à la diminution du stock, ou l’inadéquation de celui-ci, ne permettant pas dès lors de traiter les demandes de nos clients.

Préoccupations :
Le stock de locaux disponibles et de qualité est faible. Les délais administratifs (autorisations d’urbanisme diverses…) sont en décalage complet par rapport à la temporalité économique de nos clients (délais courts). L’environnement juridique sur le plan de l’urbanisme se
complique.

Faits marquants : Pour 2018, on peut citer le démarrage du chantier de l’A 480/Rondeau, la cession de sites importants (ex. Prémalliance, site EFD industrie, site Allibert à Voreppe…), la livraison d’immeubles de bureaux (les 2 Massifs, le Rayon Vert…), l’achèvement de l’opération Parc
d’Oxford ainsi que la mise en service imminente de l’échangeur de St Ismier/Villard Bonnot…

Pour 2019, les événements majeurs seront l’appel à concours de projets tertiaires sur le secteur de la Place Nelson Mandela à Grenoble, l’opération majeure tertiaire à venir sur Inovallée, la raréfaction du foncier, y compris sur le secteur de Centr’alp…
 

 

Contact

Observatoire économique
observatoire.eco@grenoble.cci.fr

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