Zoom sur l'emploi



Le recul du chômage est amorcé


Fin novembre 2017, on enregistre 58 030 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) en Isère, soit une baisse de -1,3 % sur un an. La baisse de la demande d’emploi est ainsi plus prononcée qu’en Auvergne-Rhône-Alpes (-0,8 % sur un an) et en France métropolitaine ( ¬0,1 % sur un an).

Les bassins d’emploi du département connaissent des évolutions contrastées. Le Centre Isère, le Nord Isère et l’Isère Rhodanienne observent une baisse de la demande d’emploi (respectivement de -5,1 %, ¬3,6 % et -1,0 %) alors que le bassin grenoblois connait une légère augmentation (+0,3 %).

Cette baisse profite davantage aux jeunes de moins de 25 ans ainsi qu’aux 24-49 ans. Seule la demande d’emploi des 50 ans ou plus continue d’augmenter (+3,5 % sur un an).

Par ailleurs, le taux de chômage en Isère au 3e trimestre 2017 (dernier connu) s’élève à 8,1 % de la population active. Il atteint 8,4 % en Auvergne-Rhône-Alpes et 9,4 % en France métropolitaine.

Taux de chômage localisés trimestriels (en %)


Source : INSEE, taux de chômage au sens du BIT - Dernier connu


 

Baisse des licenciements économiques de 24 % en Isère


En 2017, 691 entreprises ont licencié 2 189 personnes en Isère, soit une baisse de 24 % par rapport à 2016 (2 880 licenciements).

Il s’agit de 10 PSE instruits en Isère ayant conduit à 429 licenciements et 21 PSE nationaux ayant conduit à 110 licenciements en Isère. Le nombre de licenciements résultant de PSE nationaux a particulièrement diminué. Concernant les licenciements hors PSE, 660 petites entreprises ont licencié 1 650 personnes en 2017.

Notons par ailleurs que le nombre de ruptures conventionnelles en Isère a continué de progresser en 2017, avec 8 118 ruptures enregistrées par la Direccte (+3 % par rapport à 2016).

L’activité partielle a fortement diminué en Isère. On constate en effet, fin novembre 2017, une baisse du nombre d’heures autorisées (-36 %) ainsi qu’une diminution du nombre d’heures chômées (-42 %) par rapport à fin novembre 2016. Les entreprises de moins de 20 salariés sont les plus concernées par l’activité partielle.
(source Direccte UT38— PSE : plan de sauvegarde de l’emploi)


 

L’emploi salarié isérois progresse au 3e trimestre 2017

 

Avec 342 310 salariés au 3e trimestre 2017 (dernier connu), l’Isère représente 15 % de l’emploi salarié en Auvergne-Rhône-Alpes.

On comptabilise 4 210 emplois salariés de plus qu’au 3e trimestre 2016, soit une hausse de +1,2 % en Isère.
Cette évolution est moins favorable que celle observée en Auvergne-Rhône-Alpes (+1,6 %) et en France (+1,8 %).

La progression de l’emploi salarié résulte du dynamisme des créations d’emplois dans les services et en particulier dans l’intérim tandis que l’industrie et la construction ont perdu des emplois (respectivement -360 et -200 emplois).

Les déclarations d’embauche au 3e trimestre 2017 progressent de 2,7 % en Isère par rapport à la même période de 2016 (+1,7 % en Auvergne-Rhône-Alpes). Les recrutements en CDI ont été particulièrement dynamiques (+9,9 %), les CDD de moins d’un mois ont progressé dans une moindre mesure (+3,0 %) tandis que les embauches en CDD de plus d’un mois se sont repliées (-2,7 %).
(Source Acoss-Urssaf)


Le marché du travail se heurte à des difficultés de recrutement


Alors que les créations d'emplois ont été dynamiques en 2017, en lien avec la reprise, le taux de chômage ne diminue que faiblement. Le marché du travail se heurte en effet à des difficultés structurelles, qui limitent la baisse du niveau de chômage, cela alors même que les employeurs rencontrent des difficultés croissantes de recrutement.

Ce problème d'appariement entre les compétences offertes par les demandeurs d'emploi et celles recherchées par les entreprises est à imputer à différents éléments. Nous constatons notamment que la demande d’emploi ne cesse de progresser parmi les séniors qui sont confrontés pour certains à la « pénibilité » de certains métiers ou à la transformation « numérique » de certaines tâches.

Malgré la baisse du nombre de demandeurs d’emplois, on observe la persistance d’un noyau dur de chômeurs de longue durée, plus éloignés du marché de travail, et plus difficilement employables.

Un des enjeux de la réforme de la formation professionnelle sera de permettre une meilleure adéquation entre les besoins du marché du travail et les compétences des demandeurs d’emploi.

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