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Arnauld André

"L’inflation et les difficultés de recrutement sont des écueils qui touchent aussi les banques"

Bilan 1er semestre 2022 :

La conjoncture de reprise post confinement et en sortie de crise sanitaire a apporté un élan positif au tissu économique.

 

Les banques, dans ce contexte, ont accompagné la bonne dynamique constatée auprès des particuliers (habitat notamment) comme des entreprises. Le niveau des risques de crédit est resté modéré.

 

Perspectives de développement pour fin 2022 :

Le contexte de taux est un sujet majeur pour les mois à venir. Les banques possèdent des prêts à taux bas qui ne seront pas renégociés mais rémunèrent les placements à des taux qui iront croissant.

 

De ce fait, une remontée trop rapide pourrait affecter fortement les revenus. Les évolutions réglementaires en cours nous imposeront également des adaptations parfois fortes, sur les sujets des assurances emprunteurs, de l’encadrement des risques liés à la transition écologique, du développement des usages numériques.

 

S’agissant de ces derniers, les attentes des clients dicteront encore des évolutions à conduire. Le PNB (chiffre d’affaires) est exposé aux conséquences de la baisse de taux et aux adaptations réglementaires (limitation des frais).

 

Pas d’effet notable attendu sur les risques. Les charges de fonctionnement sont attendues stables ou en légère hausse du fait des tensions pesant sur les salaires en lien avec l’inflation.

 

La reprise économique qui est accompagnée par les banques ouvre des opportunités importantes. L’inflation et les difficultés de recrutement sont des écueils qui touchent aussi les banques.

 

Le marché immobilier est dynamique, les entreprises investissent et ont des carnets de commandes rassurants pour la plupart.

 

Préoccupations et faits marquants :

L’inflation et ses impacts sur les charges de fonctionnement, dont les salaires, est une préoccupation majeure ainsi que la remontée des taux et éventuellement la reprise des défaillances d’entreprises à un niveau supérieur à la période pré Covid (pas de signe confirmant une telle tendance pour le moment).

 

Parmi les faits marquants de ce premier semestre, on citera principalement la remontée des taux, l’inflation et les tensions sur les recrutements.

 

La tendance du marché de l’immobilier et les mesures que prendront les autorités de tutelle sur le taux d’usure (taux plafond de financement qui limite la capacité des banques à répercuter le renchérissement des ressources sur les prix pratiqués auprès des clients) seront des éléments déterminants.