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Jérôme Lopez

"Après une activité soutenue au 1er sem. 2022,
la rentrée est morose"

Bilan 1er semestre 2022 :

D’un avis unanime et quels que soient les secteurs, l’activité économique au cours du 1er semestre 2022 a été soutenue.

 

La sous-traitance industrielle a fortement progressé au niveau du département et les hausses du coût des matières premières subies en début d’année ont, la plupart du temps, pu être répercutées sur le client final, évitant ainsi de toucher à la marge des entreprises.

 

Les carnets de commandes sont chargés jusqu’à la fin de l’année, voire chez certains sous-traitants jusqu’à janvier 2023.

 

Les prix des matières premières ont tendance à se stabiliser, en revanche, les délais de livraison sont rallongés. Compte tenu de la pénurie de main-d’oeuvre et pour permettre aux salariés de faire face à l’inflation, les entreprises ont dû augmenter les salaires afin de pouvoir conserver leur personnel (de l’ordre de 5 % environ depuis janvier 2022).

 

Les commerçants ressentent fortement la baisse de pouvoir d’achat des clients, ces derniers freinent leurs dépenses et la rentrée est morose.

 

Certains produits de consommation courante sont absents des rayons, dû à des manques de personnel dans les transports permettant de les acheminer ou à l’absence de personnel en production. Pour les commerces alimentaires de proximité, et notamment la boulangerie, le panier moyen a tendance à baisser et le début d’année 2022 a été difficile compte tenu de la persistance des restrictions sanitaires.

 

Ces catégories de commerces subissent aussi de plein fouet les hausses des prix de l’énergie (gaz et électricité) et des matières premières qui ne peuvent pas être totalement répercutées sur le client et donc aboutissent à une diminution des marges.

 

Le marché de l’automobile est compliqué également. Les délais de livraison pour les véhicules neufs se rallongent de plus en plus. Il y a de sérieuses difficultés d’approvisionnements pour les pièces détachées, notamment celles contenant des composants électroniques, qui empêchent les réparations de se faire.

 

Les véhicules électriques n’attirent pas la clientèle et les voitures hybrides ne sont pas toujours fiables aux yeux des clients. Dans ce contexte, le marché de la location est en forte hausse.

 

Face à la montée des périls économiques et les tensions géopolitiques nombreuses, les chefs d’entreprise veillent à rester optimistes et l’activité devrait continuer de progresser légèrement avec une croissance de l’ordre de 2,5 %.

 

Préoccupations et faits marquants :

Pour autant, les dirigeants s’inquiètent de la flambée des coûts de l’énergie et des risques de pénurie car des coupures d’approvisionnement, même temporaires, marqueraient un coup d’arrêt dans les chaînes de production. Enfin, 90 % des entreprises, tous secteurs d’activité confondus, ont des problèmes de recrutements et la crise sanitaire n’a fait qu’aggraver ce phénomène.

 

Nombreux sont les salariés qui abandonnent leurs postes en CDI, ce qui préoccupe les employeurs qui peinaient déjà à recruter et les demandeurs d’emploi manquent bien souvent de motivation (plus d’un demandeur d’emploi sur deux ne se présente pas aux entretiens d’embauche…). La valeur travail semble malheureusement avoir perdu tout son sens aujourd’hui.