Témoignages - Les professionnels par secteurs d'activité

"Excellente activité " transaction"

FNAIM

Vincent Delaunois, président Isère

Bilan 1er semestre 2019 : Le 1er semestre s’est révélé excellent au niveau de l’activité "transaction".

Perspectives 2019 : Les perspectives de développement dans la profession sont plutôt positives. Au regard de la situation économique actuelle, la profession est moyennement confiante.

Préoccupations et faits marquants : Le rapport Nogal, qui émet des propositions pour revoir la relation "propriétaires-locataires" afin de "louer en confiance" suscite des interrogations. De même, la refonte de la copropriété suite à la Loi Elan, figure parmi les préoccupations pour 2019. Au niveau de la profession et de notre territoire, la préparation des élections municipales sera un événement majeur d’ici la fin de l’année.



 

"Offre de bureaux de seconde main en hausse"  

FNAIM Entreprises :

Sylvain Michalik, président Isère

Bilan 1er semestre 2019 : On assiste à Grenoble à une forte augmentation de l’offre disponible des bureaux à 1 an se répartissant comme suit :
Offre neuve : stabilité de l’offre neuve en volume. Très peu de disponibilités immédiates, mais surtout un volume global qui, sur les secteurs les plus dynamiques, sera absorbé avant les livraisons.

Offre de seconde main : suite aux clés en mains qu’ont faits Schneider (27 000m²) et EDF (34 000m²), de nombreuses surfaces ont été libérées dans l’ensemble de l’agglomération, ce qui engendre une très forte hausse du stock de seconde main.

De plus, cette offre est vieillissante et nécessite de nombreux travaux. Elle sera difficile à écouler rapidement. Pour certains immeubles situés dans des secteurs ayant une profondeur de marché faible (ex : 2e semestre à Grenoble pour 8 000 m²), la relocation pourrait prendre plusieurs années.

Evolution future de l'offre neuve : seuls quelques programmes de bureaux bénéficient de PC déposés ! Ce volume est trop faible pour satisfaire la demande actuelle de locaux tertiaires neufs. Cependant, de nombreux projets sont en cours d’élaboration mais, compte tenu des délais de préparation, de PC et de pré-commercialisation, ils ne pourront au mieux être livrés avant 2022.

Au niveau de la transaction de marchés, les volumes de transaction au 1er semestre, ont été un peu décevants. Par contre, les nombreuses négociations en cours nous laissent penser que nous demeurons sur des volumes annuels élevés.

Les secteurs les plus demandés sont toujours les quartiers Europole, Presqu’île, puis l’Est de l’agglomération avec Meylan/Montbonnot.

La répartition entre location et vente est d’environ 70/30. La prise à bail moyenne est autour de 250 m².

Les valeurs locatives sont stables sur l’ensemble des secteurs et des actifs. En effet, le marché est jusqu’à maintenant assez équilibré entre l’offre et la demande. De ce fait, il n’y a pas eu de hausse des loyers, la hausse du coût de construction ayant été absorbée par la baisse des taux de rendement.

La situation pourrait évoluer tant à la hausse pour le neuf et les surfaces de qualité, compte-tenu de la pénurie d’offre sur ces biens, qu’à la baisse pour les bureaux de seconde main en moins bon état et qui sont en sur-offre.
 


"Des financements stimulés par des taux très bas"

Fédération bancaire française

Rodolphe Ferrier, président du Comité Local des Banques de l'Isère

Prenant acte du ralentissement économique mondial (+2,6 % contre +4,6 % en 2018), la Banque Centrale Européenne a décidé de différer le début de normalisation monétaire pourtant tant attendu. A court terme, il s’agit plutôt d’une bonne nouvelle, dans la mesure où l’économie française, et plus globalement européenne, restera stimulée par des taux de crédit particulièrement bas. Mais à moyen terme, cette situation s’avère plus préoccupante. Le niveau d’endettement des différents acteurs économiques est désormais élevé. Cette situation préoccupe d’ailleurs la Banque de France qui avertissait, en décembre 2018, de risques de défaut pouvant s'accroître au cours des prochains mois, même si les entreprises françaises ont encore un matelas de liquidité suffisant pour faire face à leurs échéances.

Néanmoins, à court terme, ces conditions stimulantes pour l’investissement et la consommation favorisent la production de crédit bancaire. Fin juin 2019, les encours de crédit portés par les banques françaises ont progressé, sur 12 mois glissants, de 6,4% pour atteindre 2.485 milliards d’euros.

Pour les entreprises : depuis le début de l’année 2019, la production de nouveaux crédits est en moyenne de 27 milliards d’euros chaque mois (après 26 Md€ en 2018 et en 2017). Ce changement de rythme se retrouve dans la croissance des encours de financements accordés aux entreprises (1 051 Md€, en hausse de + 7,1% sur un an contre +3,3 % en moyenne sur la zone euro). La moitié des crédits accordés aux entreprises va aux TPE/PME (1,1 million de TPE/PME financées).
Coté taux, nous franchissons, une nouvelle fois, des niveaux historiquement bas avec un taux moyen observé de 1,74 % (contre 1,95 % en moyenne dans la zone euro).

Autre bonne nouvelle, la baisse régulière du coût du risque des établissements bancaires (7,9 Md€ en repli de - 6,4 % par rapport à 2017, représentant 0,11 % du total de bilan des banques françaises) ne contraint pas pour autant l’accès au crédit : 96% des PME ont une réponse positive à leur demande de crédit d’investissement et 92 % obtiennent le crédit de trésorerie souhaité.

Cette facilité d’accès est confirmée par la baisse massive des saisines de la médiation de crédit : 2 008 saisines de la Médiation du crédit aux entreprises pour l’année 2018. En forte baisse depuis le lancement fin 2008 : - 88 %.

Pour les ménages : les crédits ont également très fortement progressé, tirés par l’habitat dont les encours enregistrent une croissance annuelle de 6,4 % pour atteindre désormais 2 485 Md€. Comme pour les entreprises, la baisse des taux se poursuit offrant un contexte reste très favorable aux emprunteurs (1,39 % en moyenne à fin juin 2019), expliquant ainsi une bonne part de cette performance (37 340 €, c’est la différence de coût du crédit entre 2013 et 2019, pour 250 000 € empruntés sur 15 ans, hors assurances et garanties).
31,4 % des ménages détiennent un crédit à l’habitat et 26,8 % un crédit à la consommation. Plus de 30 % des nouveaux financements sont accordés à des primo-accédant. Globalement, la solvabilité des emprunteurs reste toujours très bonne à 1,28 %.

Préoccupations majeures : Ces bonnes nouvelles ne doivent toutefois pas faire oublier que ce régime taux bas conduit à un effritement durable de la rentabilité des banques malgré la hausse des volumes de crédits distribués. Dans les mois qui viennent, la pression sur les charges devrait être majeure, renforcée par des évolutions règlementaires, initiées par l’instance de réglementation internationale (Comité de Bâle), qui pénalisent la taille des bilans bancaires et renchérissent le coût du capital.
[voir complément témoignage sur document en téléchargement]

 

 

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Observatoire économique
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