Témoignages - Les professionnels par secteurs d'activité

 

"2019 : une très belle année pour le secteur"  


FNAIM Entreprises :

Sylvain Michalik, président Isère

Bilan 2019 : Suite à une année 2018 exceptionnelle en matière d’immobilier d’entreprise, on constate une légère dégradation du bilan pour les sociétés du secteur en 2019. Mais 2019 reste bien au-dessus de la moyenne décennale.

Perspectives 2020 : Elles apparaissent plutôt stables. Au regard de la situation économique actuelle, avec une situation financière qui semble se maintenir sur les trois premiers mois de l’année, la profession est moyennement confiante pour l’année à venir.

Préoccupations et faits marquants : Les prises de décisions risquent d’être retardées du fait des élections municipales et des enjeux immobiliers qui en découleront.

Le maintien des taux bas permettra aux investisseurs de continuer à investir massivement.


"L’année 2020 sera celle d’une poursuite des transformations du métier bancaire"

Fédération bancaire française

Arnauld André, président du Comité Local des Banques de l'Isère

Bilan 2019 : En 2019, dans un contexte économique sensible du fait des incertitudes politiques à l’international, du Brexit, des guerres commerciales etc., les grandes banques centrales ont maintenu bas leurs taux d’intérêt pour ne pas risquer d’enrayer la dynamique économique. Dans plusieurs pays dont la France, les taux d’émissions des obligations d’Etat sont devenus négatifs. La concurrence entre établissements de crédit a amplifié cet effet et conduit à des taux de prêts immobiliers historiquement bas. Ils sont descendus sous 1 % pour certains dossiers, s’établissant en moyenne en-dessous de 1,5 %. Dans ce contexte, les banques sont restées au rendez-vous sur les financements des ménages et des entreprises, leur priorité. C’est ainsi que le crédit immobilier a progressé de +6,7 % sur 12 mois, le crédit à la consommation de +5,6% et le crédit aux entreprises de +6,2 %. La région Auvergne-Rhône-Alpes a suivi et même amplifié ce mouvement. Les financements bancaires étaient en croissance globalement de +7,5 % à fin septembre 2019.

Comme pour beaucoup d’autres secteurs, l’année 2019 a été marquée par des évolutions importantes en matière de responsabilité sociale et environnementale pour les banques. Sur le plan social, les banques ont participé à préserver le pouvoir d’achat des français. C’est ainsi qu’elles se sont engagées à geler leurs tarifs en décembre 2018. Elles ont également pris des mesures pour renforcer l’accès aux services bancaires pour les plus fragiles en plafonnant les frais bancaires. Le tout représente un effort de plus de 600 M€ au bénéfice des Français. Toujours sur le plan social, avec plus de 32 000 salariés en région Auvergne-Rhône-Alpes et plus de 2 400 embauches, les banques sont restées un acteur majeur de l’emploi dans les territoires. Sur le plan environnemental, les attentes du public se sont renforcées en matière de soutien à la transition énergétique. Notre métier est de plus en plus observé sur ce plan. A ce titre, il convient de rappeler qu’une partie de notre région a été durement touchée par des calamités naturelles (gel, grêle, neige et même le séisme du Teil qui a fait des dégâts jusqu’en Isère en novembre). Les banques ont aussi été au rendez-vous pour relancer les ménages et les activités sinistrées.

En marge de l’activité bancaire de proximité, aidés par les politiques accommodantes des banques centrales, les marchés boursiers ont réalisé une belle année 2019. Ainsi, le S&P500 qui est l’indice de référence aux USA, tout comme l’Eurostoxx50 pour les Bourses européennes et le CAC40 en France ont réalisé une croissance de plus 25 % sur l’année. Le début d’année 2020 bénéficiera encore de la dynamique d’activité de 2019 à tout le moins. Les mois suivants seront influencés par les éléments macro, comme l’évolution du marché immobilier, l’évolution des taux d’emprunt, les échéances politiques nationales et internationales (Brexit, élections américaines, élections municipales en France, etc.). Si l’activité bancaire a été dynamique en 2019, elle s’est effectuée avec des marges unitaires en baisse du fait des taux, à peine compensées par les volumes. En toile de fond et à l’échelle micro, les banques doivent donc poursuivre la transformation de leur modèle pour continuer de s’adapter aux attentes des consommateurs et à la réduction de leurs marges : plus de fluidité d’usage en agence ou à distance, plus de transparence, des tarifs mieux compris, de l’automatisation, de l’intelligence artificielle. A cela s’ajouteront les attentes des autorités bancaires qui préparent des nouvelles normes sur les activités de financements pour limiter les risques.

L’année 2020 sera donc celle d’une poursuite des transformations du métier bancaire, qui doit coller aux attentes de ses clients en environnement contraint par le contexte de taux bas.

 

 

Contact

Observatoire économique
observatoire.eco@grenoble.cci.fr

Téléchargements


Zoom

Actualités